Disparition

Iran: début des processions funèbres pour le président Raïssi

today21/05/2024 97

Arrière-plan
share close

Iran: début des processions funèbres pour le président Raïssi

L’Iran entame ce mardi 21 mai cinq jours de deuil avec une série de cérémonies dans différentes villes du pays. Mercredi à Téhéran, les fidèles pourront accompagner les dépouilles du président Ebrahim Raïssi et de son ministre des Affaires étrangères et des autres personnes présentes dans l’hélicoptère.

Dans un premier temps, il y aura ce mardi des cérémonies à Tabriz, ville située non loin du lieu du crash et où les corps ont été emmenés. La télévision d’État montrait des milliers de personnes rassemblées dans le centre du chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan oriental, portant des portraits du président décédé à 63 ans et des sept autres victimes du crash. La présence d’une telle foule est sans précédent à Tabriz, a même affirmé le député modéré de Massoud Pezeshkian, connu pour ses positions critiques à l’égard du pouvoir.

Les médias iraniens ont par ailleurs annoncé qu’après la cérémonie de Tabriz ce matin, les corps des neuf personnes à bord de l’hélicoptère ont été transférés à Téhéran. Ce mercredi sera le moment fort des cérémonies. Le guide suprême doit prononcer la prière funéraire. Il y aura une mobilisation importante des fidèles ce jour-là à Téhéran avec la présence d’invités étrangers lors des obsèques qui vont parcourir plusieurs kilomètres.

La dépouille d’Ebrahim Raïssi sera ensuite emmenée dans le nord-est du pays. Il sera enterré à Machhad au mausolée de l’imam Reza, le huitième successeur du prophète Mahomet selon les musulmans chiites majoritaires en Iran.

Le processus électoral pour l’élection du successeur d’Ebrahim Raïssi va commencer. Les dépôts de candidatures auront lieu entre le 30 mai et le 3 juin. La liste des candidats retenus sera publiée vers le 11 juin et l’élection aura lieu le 28 juin. On connaîtra alors le nom du successeur du présent défunt. C’est aussi le signe de la volonté du pouvoir de montrer que malgré la mort du président Raïssi, il n’y a pas de crise politique ou institutionnelle.

Écrit par: Yahaya Gakou

Rate it
0%