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Le Sénégal remporte face au Maroc sa deuxième CAN au terme d’une finale au scénario épique et marquée par la polémique

today18/01/2026 24

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La joie de Pape Gueye sur l’unique but de cette finale entre le Sénégal et le Maroc. (S. Mantey/L’Équipe)

Les Lions de la Teranga ont bravé la polémique pour remporter la finale de la CAN face au Maroc (1-0), hôte du tournoi, ce dimanche soir. Brahim Diaz a raté l’occasion de sacrer les siens en échouant sur un penalty très contesté par les Sénégalais.

L’enjeu a trop longtemps pris le pas sur le jeu dans cette finale de l’édition 2025 de la CAN, jusqu’à ce que le scénario dépasse le réel. Le Sénégal l’a finalement emporté dans la polémique face à l’hôte marocain (1-0), ce dimanche, grâce à un but marqué en prolongation par Pape Gueye (94e).

Un héros inespéré pour une nation au bord du gouffre quelques instants plus tôt, et encore secouée par la barre transversale trouvée par Nayef Aguerd sur corner (108e). Tous deux en quête ce dimanche d’un second sacre à la CAN, Sénégalais et Lions de l’Atlas ont pourtant longtemps livré une finale fermée. Mais les 90 minutes poussives ont été balayées par un temps additionnel très confus, conclu par un penalty étrange, gâché par Brahim Diaz d’une inspiration tout aussi culottée au bout d’une interminable attente.

Après un penalty sifflé contre eux dans le temps additionnel, des joueurs du Sénégal ont quitté le terrain avant le terme de la finale de la CAN

En colère après un penalty sifflé en faveur du Maroc au bout du temps additionnel, certains joueurs du Sénégal ont décidé de quitter un temps la pelouse, avant le terme de la finale.

Scénario invraisemblable en finale de la CAN. À la fin du temps additionnel de la seconde période, les Sénégalais, poussés par leur sélectionneur Pape Thiaw, ont décidé de quitter la pelouse, alors qu’un penalty venait d’être sifflé contre eux pour un accrochage de Diouf sur Brahim Diaz. Quelques minutes auparavant, un but leur avait été refusé au début du temps additionnel.

Après plusieurs minutes de tractations, les Sénégalais, sous l’impulsion de leur capitaine Sadio Mané, sont finalement revenus sur le terrain et ils ont bien fait, car Brahim Diaz a raté sa panenka plein axe, Édouard Mendy n’ayant pas bougé.

Le fait du match : la panenka trop osée de Diaz

Furieux de la décision de l’arbitre, M. Ndala Ngambo, de sanctionner cette faute après intervention de la VAR, pourtant semble-t-il réelle d’El-Hadji Malick Diouf, qui avait ceinturé Diaz dans la surface (90e+6), les Sénégalais ont longuement contesté la décision arbitrale, puis pour beaucoup disparu de la pelouse alors que certains de leurs supporters surgissaient des tribunes.

Ils venaient en effet déjà d’être échaudés par le coup de sifflet peut-être un poil précoce de l’arbitre, qui avait signalé une légère faute d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+1), avant qu’Ismaila Sarr ne pense ouvrir le score. Le tournant du match et le début d’une colère qui a sans aucun doute fait entrer cette finale dans l’histoire de la CAN et du football. Sadio Mané et quelques partenaires ont finalement ramené les leurs à la raison, malgré la déception. Et le sort leur a souri.

Diaz s’est élancé avec le titre assuré au bout du pied droit, mais sa tentative de panenka a totalement capoté (90e+24). Edouard Mendy n’a pas bougé et capté le ballon sans broncher, faisant de lui la risée d’une finale décidément à part. Ironie de l’histoire, celui qui aurait pu rêver du trophée de meilleur joueur de la CAN a fini la rencontre au bord des larmes, sur le banc, après avoir été sorti en début de prolongation par Walid Regragui (98e), juste après une explication de texte musclée avec son sélectionneur.

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S’il disputait sa quatrième finale de la CAN, le Sénégal a marqué son premier but à ce stade de la compétition. Le sacre de 2021 face à l’Egypte s’était en effet dessiné aux tirs au but (0-0, 4-2 t.a.b.).

Mais voir le Sénégal décrocher son deuxième sacre après l’édition 2021 ne semble pas usurpé. Si Mendy s’est très longtemps ennuyé, n’ayant eu qu’à s’interposer sans forcer devant Abde Ezzalzouli, Yassine Bounou a multiplié les arrêts. Doublement inspiré face à Cherif Ndiaye, qui aurait alors pu tuer le match, le portier marocain avait également surgi devant Pape Gueye sur corner (5e), magniquement laissé traîner son pied droit face à Iliman Ndiaye (38e) et frustré l’entrant Ibrahim Mbaye (89e), encore proche de creuser l’écart en prolongation (105e).

Écrit par: Yahaya Gakou

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